
Introduction
Corsair est un des acteurs principaux du marché de la RAM depuis un bon moment, et a commencé à introduire de nouvelles lignes de produits dans des catégories proches. Après une ligne de casques en 2010, ils se lancent complètement dans le marché des périphériques avec le lancement de leur ligne de clavier et de souris, « Corsair Vengeance ».
Ce clavier, le Vengeance K90, est décrit comme idéal pour les joueurs de RTS et de MMO. Avec un bon tas de touches de macro et des interrupteurs Cherry MX rouges, ils sont déjà bien partis, mais que vaut leur premier clavier face à la concurrence ? Avec le modèle Blackwidow de Razer et de nombreux autres claviers numériques mis en vente par des fabricants de matos occidentaux, le combat sera sanglant.
Liste des fonctions
- Touches avec interrupteurs Cherry MX rouges – idéales pour les gamers
- 18 touches de macro et 3 touches de réglages pour un maximum de 54 macros – parfait pour les MMO et les RTS
- Technologie anti-ghosting à 100% et possibilité d’appuyer en même temps sur 20 touches
- Rétroéclairage bleu avec 4 niveaux d’éclairage – parfait pour les LAN ou les parties nocturnes
- Repose-poignet amovible pour le confort et de longues parties
- Taux de réponse rapide – 1ms – plus rapide que le plus rapide des gamers !
- Touches multimédia – pour un accès facile aux contrôles musicaux, quand vous voulez prendre un peu de repos après avoir défoncé tout le monde
- Qualité de construction supérieure – la plaque supérieure en métal fournit une durabilité et une stabilité inégalée et un look classe
Emballage
L’emballage est assez standard pour un clavier de ce type. On a une vue de côté du clavier avec le rétroéclairage activé. Il ya aussi une « fenêtre » découpée sur la boîte, permettant ainsi de jeter un œil sur la construction métallique du châssis du clavier et aussi sur les touches de macro.
À l’arrière, on a une vue du clavier dans son ensemble avec le rétro-éclairage et le repose-poignet installé. Il y a aussi des traductions des fonctions répertoriées en cinq langues.
Le côté de la boîte de montre plusieurs des caractéristiques uniques du clavier – 18 touches macro dédiées et personnalisables, touches mécaniques à interrupteurs Cherry MX rouges, et le «châssis en aluminium brossé de qualité professionnelle » avec rétro-éclairage.
Propriétés physiques
Jetons un regard plus détaillé sur le clavier.
Sur le côté gauche, nous avons les 18 touches de macro. Elles sont légèrement plus basses que les touches du clavier principal, ce qui signifie qu’il ya peu de risque d’appuyer dessus accidentellement – quelque chose qui arrive assez souvent avec d’autres claviers comme le Razer BlackWidow, où les touches de macro ressemblent pas mal aux touches principales. Ces touches utilisent des dômes en caoutchouc et ne sont pas mécaniques, ce qui fait que leur pression est un peu plus difficile, bien que ce cela soit peu important pour une touche de macro.
On trouve également les touches de réglage de macro MR, M1, M2 et M3. Ces petites touches rondes jouent bien leur rôle et ne font pas tâche sur la longue bande surélevée le long du haut du clavier.
Au centre, on trouve le jeu de touches principales. Ce sont pour la plupart des touches mécaniques à interrupteurs Cherry MX rouges, sur lesquels on reviendra plus tard. Les touches noires montées au-dessus de l’aluminium donnent une impression de flottement assez classe. Notons que les touches de fonction (F1-F12) et le bloc de touches Supprimer, Insérer etc, dont en dôme en caoutchouc, et non mécaniques.
Sur le côté droit du clavier, vous trouverez les touches multimédia. En plus de la bande contenant les touches de lecture, pause, arrêt et de saut de piste, on a une molette pour le réglage du volume et une touche de mise en sourdine. La molette de volume est un bon point : elle prend peu de place, marche bien pour de petits réglages précis et est classe.
A gauche de la molette de réglage du volume, on trouve les témoins lumineux pour les différents verrouillages : majuscules, chiffres et défilement. Ils s’illuminent en blanc lorsque activés. A leur gauche, on a une touche qui change le niveau de rétroéclairage et une touche qui désactive la touche Windows (qui ne fait qu’emmerder le monde en jouant).
Tout en haut du clavier, on a un logo Corsair plutôt quelconque. En regardant de l’autre côté du clavier, on trouve un port USB supplémentaire. Celui-ci vous permet de brancher une souris ou une clé USB, et est toujours sympa à avoir.
Voyons voir les interrupteurs mécaniques. J’ai retiré les bouchons de touche de flèche pour vous montrer. Comme vous pouvez le voir, chaque touche a un interrupteur mécanique Cherry MX rouge.
En retirant une touche de fonction, on voit que ces touches utilisent des dômes en caoutchouc de moindre qualité. Ceci sûrement pour réduire le prix du clavier, ce qui me parait être un sacrifice acceptable au vu du cout élevé des claviers mécaniques classiques. Bon point à noter, cependant, c’est que même pour ces touches, l’interrupteur est fermé pour éviter des dommages si vous renversez du liquide.
Voilà les dessus de touche – on voit tout de suite la différence entre ceux des interrupteurs mécaniques et ceux ayant un dôme en caoutchouc.
Enfin, voici le câble USB. Comme écrit précédemment, celui-ci contient deux lignes USB pour que le port USB du clavier peut fonctionner. Le câblage est bien protégé avec une protection résistante – une des meilleures que j’ai jamais vu sur un clavier mécanique.
Encore une photo, pour vous montrer de quoi ça a l’air avec le rétroéclairage!
Le programme
Le premier onglet « Assign Keys » (affecter les touches) est le plus important du programme. Sur la gauche on a une représentation visuelle des touches de macro. En appuyant sur l’une d’entre elle, on peut voir quel macro est affecté. Les touches ayant un macro sont indiquées en bleu, on peut donc facilement voir quelle touche on peut encore enregistrer. On peut aussi changer de profil en appuyant sur les touches M1, M2 et M3 à l’écran, ou sur le clavier.
On affecte une touche en appuyant sur le bouton MR (macro record = enregistrement de macro) sur le clavier, sur la touche de macro G sur laquelle vous voulez affecter le macro, puis sur les touches mêmes du macro. Cela se fait facilement et rapidement. Vous pouvez également enregistrer des macros dans le programme en sélectionnant des actions de base (copier, coller, lancer un programme, etc.). Vous pouvez également régler les délais de chaque macro – 50 ms par défaut, mais que vous pouvez régler sur une temporisation aléatoire ou désactiver.
Une fois le macro enregistré, vous pouvez également régler ce qui se passe avec une pression. Le macro sera effectué une fois avec le réglage de base, mais vous pouvez également régler de façon à ce que le macro soit effectué plusieurs fois, ou bien aussi longtemps que la touche est maintenue, ou encore jusqu’à ce que la touche soit à nouveau enfoncée. Cela vous donne une bonne flexibilité pour vos macros. Une autre option est la lecture du macro en hardware. Si vous l’activez, les macros seront effectués en hardware pour passer outre les limitations de macro software qui sont mis en place sur pas mal de jeux.
Enfin, vous pouvez changer le niveau de luminosité du clavier, ou passer à tout autre produit Vengeance branché, vu qu’ils tournent tous sur le même programme.
Le deuxième onglet et l’onglet de gestion des progils, qui est plutôt basique. On peut enregistrer, charger, importer et exporter des profils, normal quoi.
Voyons voir maintenant comment ce clavier s’en sort.
Test
Méthodologie
Pour tester un clavier, point de benchmarks ou de statistiques, rien ne vaut l’utilisation réelle. J’ai utilisé ce clavier pendant deux semaines, pour tous mes jeux et pour écrire. Ce test a également été rédigé avec ce clavier.
Les jeux utilisés:
- StarCraft II
- Call of Duty: Modern Warfare 3
- Battlefield 3
- The Elder Scrolls V: Skyrim
- Unreal Tournament 2004
- World of Tanks
Résultats
Le jeu
La caractéristique la plus importante pour tout clavier mécanique est le type d’interrupteurs utilisés. Selon le manuel fourni avec le K90, le sinterrupteurs Cherry MX rouges sont les meilleurs pour le jeu, par rapport aux bleus, marrons et noirs. C’est un point qui prête à débat, et en réalité plutôt une question de préférence.
Les interrupteurs rouges sont caractérisés par leur faible force d’actionnement et leur enclenchement linéaire. Cela signifie que les touches peuvent être enfoncées facilement, ce qui réduit la latence. Cela signifie également qu’il faudra être plus précis, vu que les touches peuvent être facilement enfoncées accidentellement à cause de la faible force requise. L’enclenchement linéaire est aussi parfaitement acceptable pour un clavier de jeu, mais c’est encore une question de goûts – certains préfèrent obtenir plus de réponse par un clic audible (interrupteur bleu) ou par un feedback tactile (marron).
Personnellement, les interrupteurs rouges s’en sortent très bien. Bien que je préfère la réponse tactile des interrupteurs marrons et bleus, le toucher léger des interrupteurs rouges sont un bon point pour des actions rapides. A Starcraft 2, je me suis trompé plus souvent de touche, mais j’ai réussi à maintenir un taux d’APM (action par minute) plus élevé pour contrebalancer. Les interrupteurs rouges du clavier semblaient aller bien avec les FPS et autres jeux d’action, où les fautes de frappes sont moins pénalisantes.
Bien que je ne sois pas un gros fan des touches de macro, leur incorporation est parfaite. Il est dur d’appuyer dessus par mégarde, tout en étant à portée de main, et vous offrent des options bien suffisantes avec 18 touches, 3 profils pour 54 possibilités. Le programme fourni est également puissant, et vous permet de créer vos macros simplement d’un claquement de doigt.
La décision de dépenser plus sur les circuits imprimés pour permettre un key rollover de 20 KRO (20 touches enfoncées simultanément), le maximum possible par USB, fait que le K90 dépasse des claviers tels que le Razer BlackWidow. Bien que l’optimisation des touches ZQSD est acceptable, elle est toutefois problématique pour des joueurs qui utilisent un autre set de touches ou qui jouent à des jeux qui nécessitent plus de touches en même temps.
Le rétroéclairage est un bon point pour les parties nocturnes. Pouvoir choisir entre quatre niveaux de luminosité est également bien, vous n’aurez plus à choisir entre être aveuglé ou ne pas voir les touches du tout. Le bouton de désactivation de la touche Windows est aussi un bon atout. vu que de nombreux jeux n’offrent pas cette fonction de base, et qu’il n’y a rien de pire que d’être éjecté sur le bureau à un moment critique.
Le fait que toutes les touches (touches de fonction, de macro et bloc supprimer/insérer etc.) ne soient pas à interrupteurs mécaniques peut être décevant. En considérant le coût des interrupteurs mécaniques, on peut comprendre cette décision, mais cela fait un peu bizarre d’appuyer sur une touche de fonction ou de macro quand on s’habitue au reste. Ce n’est pas la fin du monde, mais cela reste un point négatif.
Dans l’ensemble, c’est un excellent clavier pour le jeu, offrant des interrupteurs rouges efficaces et un design solide. Si vous préférez un clavier sans touches de macro, le Corsair Vengeance K60 peut vous intéresser (test à venir).
L’écriture
Comme pour tous les autres claviers mécaniques que j’ai testé, les performances d’écriture écrasent celles d’un clavier lambda à base de dômes en caoutchouc. Bien que les interrupteurs rouges ne soient pas idéaux pour l’écriture, vu qu’ils n’ont pas la réponse tactile des interrupteurs marrons ou le clic audio des interrupteurs bleus, leur légèreté en font un bon choix pour les longues sessions d’écriture.
Écrire ce test du K90 s’est passé sans problèmes, mais dès que j’ai rebranché mon Filco Majestouch 2 à interrupteurs marrons, je dois dire que je préfère écrire sur ce dernier. Mais si vous passez d’un clavier à dôme en caoutchouc, alors ce clavier rendra votre écriture bien plus satisfaisante et confortable. On dit que lorsqu’on teste un clavier mécanique, on ne revient pas en arrière, et cela est également vrai pour le K90.
Confort
La faible force d’actionnement des interrupteurs rouges en font un bon clavier confortable. Le repose-poignet joue un grand rôle là aussi, et permet une utilisation confortable longue sur la durée, je vous conseille donc de l’utiliser si vous avez assez de place.
Touches multimédia
Les touches multimédia sont tellement bien ici que je n’ai rien à redire. Leur placement est parfait, elles sont faciles d’accès et disposées de façon logique. Je ne suis pas fan de boutons de taille différente, donc les avoir à la même taille comme ici est un bon point.
La plupart des touches de volume de clavier ont la fâcheuse tendance de manquer de précision, mais ici la molette marche parfaitement bien. On peut passer rapidement du volume maximum au volume minimum, et effectuer des réglages plus précis en la tournant lentement. La conception permet une bonne économie de place, et je suis étonné de ne pas en trouver d’aussi bonne sur des claviers plus chers.
Conclusion
Le Corsair Vengeance K90 est un des meilleurs claviers que j’ai eu la chance d’utiliser. Je ne vois pas trop ce qu’on peut faire pour l’améliorer, avec ses performances, ses fonctions et son design, tous excellents. C’est l’exemple parfait d’un clavier mécanique bien fait, avec des touches de macro et multimédia, un programme bien foutu et un design classe. Tout simplement, le Corsair K90 est le meilleur clavier de jeu mécanique disponible.
Corsair s’en sort donc admirablement bien pour un premier essai, et j’espère que le Vengeance K90 sortira avec d’autres interrupteurs, pour tous les goûts. Avec un choix d’interrupteurs bleus, marrons, noirs et rouges, il sera dur de ne pas recommander la ligne Vengeance. Même avec une grande variété de fonctions pour le jeu, son prix reste au même niveau que des claviers mécaniques plus basiques.
Plus
- Les interrupteurs Cherry MX rouges bien pour le jeu, et meilleurs que les dômes en caoutchouc pour l’écriture
- Key rollover complet de 20 KRO
- Touches de macro et multimédia bien placées
- Un design classe et original
- Robuste
Moins
- Toutes les touches ne sont pas mécaniques
- Disponible uniquement avec des interrupteurs rouges
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[...] pouvez retrouver notre test du Corsair Vengeance K90 [...]
J’hésitais entre le K90 et le blackwidow de chez Razer et après avoir lu cet article (et pas mal d’autre tests) je pense être convaincu et pencher vers ce clavier Corsair que je vais probablement accompagner du casque vengeance 2000 !
En tout cas, très bon article, et bien détaillé
Salut Goose et merci de ton commentaire
Je pense que tu ne regretteras pas ton choix, c’est un tres bon clavier. J’utilise moi-meme le K60 et je l’adore.
le k 90 superbe mais peut etre un defaut de jeunesse! une diode
clavier ( le 4 en haut a gauche ne s eclaire plus) 1 mois de delais
d apres mon fournisseur pour reparation . c est long! alors je le garde en l etat pour le moment. d apres mon fournisseur,c est le 2eme
clavier qui a ce probleme dans son commerce ! ! ! au prix de vente de ce materiel c est vraiment dommage,ca devrais etre irreprochable.